Kiou garde le strict nécessaire pour que des gens se retrouvent. Voici quoi, pourquoi, et pour combien de temps. Entre amis, par un lien ou un cercle, un prénom suffit : tout le reste est facultatif.
Certaines fonctions ne sont ouvertes que par moments, ou selon un prestataire : elles sont décrites ici quand même, avec « quand c’est ouvert ».
Kiou ne la demande que si tu touches « Utiliser ma position » ou « Autour de ma position ». Ton navigateur la donne alors à la page, qui l’arrondit sur ton appareil, avant tout envoi, à une maille d’environ 5 km² (0,02° de latitude sur 0,03° de longitude). Seule cette zone arrondie part vers nos serveurs, dans un en-tête de la requête et non dans une adresse. Le serveur s’en sert pour répondre, puis l’oublie : elle n’est écrite ni dans la base, ni dans les journaux, et une position plus précise que la maille est refusée. Dans ton navigateur, elle reste dans la mémoire de la page le temps de ta visite : ni cookie, ni stockage. Sans elle, c’est le centre de ta ville qui sert de repère. Dans l’appli, c’est la même règle : la position n’est lue que lorsque l’appli est à l’écran, arrondie dans l’appli avant tout envoi, et envoyée dans un en-tête de la requête. Une version ancienne de l’appli la met encore dans l’adresse de la requête, que notre hébergeur peut noter dans ses journaux techniques : mets l’appli à jour.
Une intention ouverte à tous est rangée dans une zone hexagonale d’environ 0,7 km². La carte ne montre que ces zones, avec un niveau en trois crans (un peu, ça bouge, très animé) et un moment de la journée : jamais un point, un prénom, un nombre ou une heure exacte. Elle est la même pour tout le monde. Le lieu exact d’une intention n’est montré qu’à la personne qui l’organise et, une fois le seuil atteint, aux participants.
Le fond de carte est servi par Kiou : ton navigateur le demande à nos serveurs, qui vont le chercher chez OpenFreeMap. Ce fournisseur ne voit donc ni ton adresse IP, ni l’endroit que tu regardes. Les données de la carte viennent d’OpenStreetMap.
Quand tu cherches un lieu public, les lettres tapées vont à nos serveurs, qui interrogent le service public de géocodage (la Géoplateforme de l’IGN). Ton navigateur ne reçoit pas les coordonnées du lieu : seulement son nom et un jeton valable trente minutes, qu’il renvoie à la publication. Kiou garde alors les coordonnées du lieu choisi, sa commune et la zone où il se trouve. Si tu publies « autour de ma position », c’est le centre de ta zone arrondie qui est gardé, et il est effacé dès que le moment commence, expire ou est annulé. Dans tous les cas, la zone quitte la carte quand l’intention se termine.
Quand c’est ouvert, les lieux proposés dépendent de la catégorie de ce que tu publies, et de ta ville ou de ta zone arrondie : rien d’autre. Aucun n’est choisi à ta place. Si tu en retiens un, Kiou garde ce choix avec ton intention.
Le lieu a un espace partenaire, qu’il ouvre avec un lien secret. Il y voit les groupes prévus chez lui dans les sept jours : le titre de l’intention (tel que tu l’as écrit : n’y mets pas de nom), son heure et la taille du groupe. Jamais un prénom, un message, un profil ni un code de présence. Quand le groupe s’est vraiment retrouvé, une visite est comptée pour le lieu : sa date, la taille du groupe et le montant que le lieu doit à Kiou. C’est le groupe qui le dit, par ses présences confirmées sur place, jamais le lieu. Le lieu peut contester une ligne ; une personne de l’équipe décide, sans lui dire qui était là.
Quand c’est ouvert, pour rejoindre le cercle privé d’une école, d’une association, d’une résidence ou d’une entreprise, il faut un compte gardé par une adresse e-mail. Si l’organisation l’impose, le domaine de ton adresse (ce qui suit le « @ ») est comparé à ceux qu’elle accepte. Si ton compte est gardé avec une autre adresse, tu peux prouver une adresse du domaine par un code : Kiou n’en garde que le domaine et une empreinte, jamais l’adresse, et les gestionnaires ne la voient pas. Kiou garde ton appartenance au cercle, ton rôle (membre, ou gestionnaire) et ton choix de recevoir ou non le résumé du jour.
Quand c’est ouvert, les événements de « Ça se passe en ville » sont des informations publiques, reprises d’agendas ouverts (OpenAgenda, publiés par Opendatasoft). Ils ne contiennent rien sur toi. Le lien « Voir sur… » ouvre le site de l’agenda, qui applique alors ses propres règles. Un événement terminé depuis plus d’un jour est effacé.
Elle se calcule sur les douze derniers mois : présences confirmées sur place, sur engagements pris. Tu la vois toujours. Les autres ne la voient que sur une intention ouverte à tous, à partir de trois engagements, sous la forme « venu 8 fois sur 9 ».
Quand c’est ouvert, vérifier un numéro est facultatif entre amis : cela permet de retrouver ton compte par SMS. C’est demandé pour les rencontres ouvertes à tous. Le code à 6 chiffres est valable 10 minutes et ne sert qu’une fois. Pour t’envoyer ce SMS, ton numéro est transmis à un prestataire d’envoi (Twilio ou Brevo), le temps de l’envoi. Si un compte est suspendu sans date de fin, ou supprimé pour abus, l’empreinte de son numéro est gardée 12 mois, pour qu’il ne serve pas à en recréer un.
Entre amis, rien n’est demandé : ni âge, ni numéro. Les rencontres ouvertes à tous sont réservées aux adultes. La preuve est une déclaration (« Je confirme avoir 18 ans ou plus ») ou, quand elle est ouverte, une vérification d’identité. Celle-ci se passe sur la page d’un prestataire spécialisé (Stripe Identity) : c’est lui qui lit ta pièce d’identité et ton selfie. Kiou lit chez lui ta date de naissance le temps de vérifier que tu as 18 ans ou plus, puis ne garde que la réponse : ni la pièce, ni la photo, ni la date de naissance. Si un signalement laisse penser qu’une personne a moins de 18 ans, la modération peut lui demander cette vérification.
Quand c’est ouvert et que tu dictes ta phrase, c’est ton navigateur (ou ton téléphone, dans l’appli) qui écoute et qui transcrit, pas Kiou : le son ne passe jamais par nos serveurs. Selon le navigateur, la transcription peut être faite par le service de reconnaissance vocale de son éditeur (Google pour Chrome, Apple pour Safari), selon ses propres règles. À la fin de la dictée, Kiou reçoit le texte transcrit et jusqu’à cinq autres façons dont le moteur a compris ta phrase, pour garder celle qui a du sens. Rien n’est publié sans que tu valides.
Ta phrase est lue par des règles écrites par nous. Quand elles hésitent, et quand c’est ouvert, elle peut être lue par un modèle de langage (Anthropic) : seule la phrase part (pour une dictée, les transcriptions du moteur), avec la date du jour et ton fuseau horaire, sans ton prénom ni aucun identifiant. Une phrase que le filtre refuse n’y est jamais envoyée.
Quand tu cherches ta ville, les lettres tapées vont à nos serveurs, qui interrogent le service public de géocodage (la Géoplateforme de l’IGN). Ton navigateur ne lui parle pas : il ne reçoit ni ton adresse IP ni ton compte, seulement le nom cherché.
Quand c’est ouvert, pour qu’une page se mette à jour sans attendre, ton navigateur peut garder une liaison ouverte avec nos serveurs. Elle ne transporte aucun contenu : seulement le signal qu’une intention ou ton accueil a changé. La page relit alors ce qu’elle a le droit de voir, par la voie habituelle. La liaison s’ouvre avec un jeton qui ne sert qu’une fois et dure une minute ; elle se ferme quand l’onglet est caché.
Deux cookies, indispensables tous les deux, et rien d’autre. Le premier te reconnaît sur cet appareil pendant 180 jours au plus. Le second n’existe que si tu demandes un lien de connexion par e-mail : il dure 20 minutes, et fait que ce lien ne s’ouvre que dans le navigateur qui l’a demandé. Ils sont illisibles par les scripts de la page et ne servent à rien d’autre. Dans l’appli mobile, il n’y a pas de cookie : ce qui te reconnaît est gardé dans le coffre sécurisé du téléphone. L’espace d’un lieu partenaire n’en pose aucun : son lien est sa clé.
Elles sont facultatives, et l’appli ne les demande que lorsque tu viens de t’engager sur une intention. Elles te préviennent quand quelqu’un vient à ce que tu proposes, quand le seuil est atteint, quand quelqu’un écrit dans la conversation, un peu avant le début, si c’est annulé, quand on te propose de remettre ça, quand un groupe ouvert à tous retombe sous trois personnes, et quand un de tes cercles propose quelque chose ou t’invite. Pour arriver jusqu’à ton téléphone, leur texte (le titre de l’intention, un prénom, le début d’un message, le nom d’un cercle) passe par Expo, puis par Apple ou Google. Le point de rendez-vous n’y figure jamais. Tu peux les couper à tout moment depuis ton profil, ou cercle par cercle. Une organisation n’envoie jamais une notification par proposition : au plus un résumé par jour, vers 18 h, que tu peux couper.
Depuis Mes moments (sur le site) ou Moi (dans l’appli), tu peux à tout moment :
La suppression efface ton prénom, ton adresse e-mail, l’empreinte de ton numéro, ta preuve de majorité, la lecture des conseils, ta ville et tes envies. Tes messages sont retirés aussitôt, puis effacés avec leur conversation. Elle annule tes intentions à venir, te retire de celles où tu venais, supprime les cercles que tu as créés et te retire des autres, organisations comprises. Ce qui reste ne porte plus ton prénom.
Kiou est conçu et édité par BinuxLabs (nouvelle fenêtre). Les données sont hébergées dans l’Union européenne. Quelques prestataires reçoivent le strict nécessaire pour faire leur travail, et rien d’autre :
Pour toute question ou demande concernant tes données, écris à l’équipe. Une personne de l’équipe Kiou lit ton message. Kiou garde le sujet, le message, la date et, pour te répondre, l’adresse de ton compte gardé ou celle que tu donnes ; la modération ne voit pas cette adresse. Une demande est effacée douze mois après avoir été traitée.